photo de la vitrine

Rezdechaussée, la vitrine

Espace de visibilité, de contemplation, d'échange, source de luminosité mais aussi frontière… la vitrine est un motif particulièrement stimulant pour les artistes. Espace architecturé, « fenêtre ouverte » sur un espace fictionnel, la vitrine agit plus généralement comme un instrument de la vision. En décembre 2010, Rezdechaussée révélait sa vitrine avec l'installation vidéo de Stéphane Abboud « L'autre ». Le mois de mars 2012 a depuis consacré le projet « Pièce unique ». Il permet à un artiste d'expérimenter l'espace de la vitrine le temps de quelques semaines et d'envisager les modalités de présentation d'une œuvre dans sa relation à l'extérieur. Chaque micro-exposition est le prétexte de rapprochement avec d'autres univers, celui de l'écriture notamment mais aussi de la cuisine et de l'édition.




15 avril au 10 mai 2016

Pièce unique #13

Pascal Laurent

Installation

 

Crédit photo Pascal Laurent

Ébauche pour une installation lacustre

 

 

 

La vitrine de Rezdechaussée accueille du 15 avril au 10 mai la Pièce Unique #13, une proposition du scénographe et plasticien Pascal Laurent. Le temps de quelques semaines, la vitrine abrite une installation lacustre imaginée et réalisée par l'artiste, accompagné par Laurine Clochard, Thibault Seyt, Rémi Dang-Thi-Duyen et Hélène Godet. Un plongée à même la rue dans l'univers poétique de cet artiste souvent élaboré à partir de matériaux modestes et qui met en tension dans sa production des figures populaires et des images d'Épinal avec des pratiques et des écritures contemporaines. Cette vitrine a été inaugurée dans le cadre de la soirée de lancement du « Festival Théâtre des Images » le 15 avril 2016. Elle fait écho à une proposition paysagère conçue pour le festival « Points de Vue », qui a lieu à Camblanes & Meynac du 16 avril au 30 septembre 2016 (commissaire d'exposition : Jacques Franceschini)

 

 

 

 

Site de la Compagnie Les visseurs de clous




1-31 octobre 2015

Pièce unique #12

Julie Chovin

« L'Agence »

 

 

 

« L'Agence » réunit 26 photographies et dessins de l'artiste plasticienne Julie Chovin. Mettant en scène des images de paysages urbains et « usuels » européens, en majorité d'Europe de l'Est, elle interroge de façon décentrée et poétique le regard que nous portons sur la propriété immobilière dans les pays occidentaux.

 

 

 

Née en 1983, Julie Chovin obtient son DNSEP aux Beaux-Arts de Saint-Etienne en 2006. Depuis 2010, elle vit entre Paris et Berlin. Son travail est polymorphe et multidisciplinaire, s'étendant du corps individuel au paysage collectif, mélangeant photographie et dessin. Il questionne la frontière entre la fiction, le fantasme et la réalité, et tente de dénouer les invisibles relations de pouvoir.

 

« L'Agence » est un projet soutenu par la Mairie de Bordeaux dans le cadre du Fonds d'Aide à la Création et de Soutien à l'Innovation

 

dossier de presse du projet

Site de Julie Chovin

3-28 mars 2015

Pièce unique #11

Véronique Lamare

« Matrices »

 

 

 

Rezdechaussée a le plaisir d'accueillir dans sa vitrine, du 3 au 28 mars, une série de pièces en plâtre et cire d'abeilles réalisées par Véronique Lamare à partir d'une empreinte : l'empreinte du crâne de l'artiste. Le corps est au cœur de la pratique de cette artiste, un corps à la fois outil et matériau, qui se construit à travers sa confrontation à la matière, par accumulation d'expériences, par strates. Véronique Lamare interviendra régulièrement durant le temps de l'exposition pour ré-agencer les éléments dans la vitrine et expérimenter différentes propositions.

 

 

 

Née à Paris, diplômée de l'Université de psychologie de Lyon et de l'Ecole des Beaux Arts de Bordeaux, Véronique Lamare vit et travaille à Bordeaux.

 

Site de Véronique Lamare

5-27 janvier 2015

Pièce unique #10

Julien Goret

« Ouvert/Fermé »

Installation

 

 

 

Ouvert/Fermé est une installation du plasticien Julien Goret intégrée dans l'espace de la vitrine pensé comme espace paradoxal qui permet de rendre visible mais qui peut aussi cacher, marquant ainsi une frontière avec l'espace public. Jouant sur les notions de transparence et d'opacité, ce dispositif technique et interactif réagit aux mouvements des passants : en journée, il cache laissant ensuite le regard pénétrer dans le lieu ou au contraire montre pour finalement refuser des regards trop précis. La nuit, il sert d'écran de projection poursuivant les passants avec une image de monstre « kawaï » urbain. Se situant à la frontière de l'artistique, de l'usuel et du scientifique, cette proposition de Julien Goret introduit une irrégularité dans un dispositif quotidien, pervertissant la fonction attendue d'une vitrine qui est celle de révêler. Placée sous licence CC-By-Sa, ses plans et son code source sont publiés et peuvent être utilisés par chacun.

 

Site du projet de Julien Goret

1-21 décembre 2014

Pièce unique #9

Stéphane Ortega

« Écriture blanche »

Un projet porté par l'espace Diderot de la Bibliothèque de Bordeaux

Installation

 

 

 

« Écriture blanche » est une installation de Stéphane Ortega, la proposition d'un code visuel s'appuyant sur l'écriture braille, choisie tant pour sa dimension tactile que pour la simplicité et l'efficacité de sa forme graphique. Une pièce qui s'inscrit dans un projet de sensibilisation aux différences de langage, d'appréhension et de communication, pensé à l'échelle de la ville. Les mots en braille visuel, apposés au sol ou sur les murs des halls d'accueil, placeront les public voyants et non-voyants au même niveau de lecture. Simultanément, sous forme de stickers, un abécédaire en braille visuel contaminera l'agglomération.

 

Site de Stéphane Ortega

18 septembre-18 octobre 2014

Pièce unique #8

Vincent Vallade

« Bio Esthétique Urbaine »

Empreinte Urbaine

 

Pour la reprise de ses activités, Rezdechaussée à le plaisir d'accueillir dans sa vitrine une pièce de Vincent Vallade. Les productions de cet artiste mettent en scène des objets étant ou résultant d'organismes vivants. Ils évoluent, parlent de circulations, d'intéractions, d'attirances et de fragilités. Dans cette esthétique de mutation des formes, la ville apparait comme biotope urbain, véritable écosystème dans lequel nous évoluons.

 

Site de Vincent Vallade

Pelote de fils de coton de couleur blanc cassé dans la vitrine.

13 mai-7 juin 2014

Pièce unique #7

Nathalie Ranson

« Correspondances I »

Sculpture

 

Nathalie Ranson est depuis de longues années attachée à des procédés traditionnels tels que la gravure et le textile qu'elle s'efforce d'oublier et de détourner. Ses sculptures s'installent dans une tentative de récit, de réparation du Drame. Le temps de la réalisation témoigne d'un long cheminement aussi essentiel que l'objet fini.

 

Site de Nathalie Ranson

Photographie les danseurs en train de répéter à travers la vitrine

18-29 novembre 2013

Pièce unique #6

Cie Jean Magnard

Idion - 2013

Danse

 

« Notre intimité se trouve dans le studio de danse, nous y passons le plus clair de notre temps, c'est un temple sacré pour la plupart des danseurs ; Idion vous permet de regarder par le trou de la serrure, il fait état de ce rituel. » Compagnie Jean Magnard Novembre 2013.

 

Site de la Cie Jean Magnard

25 octobre-16 novembre 2013

Pièce unique #5

Emmanuel Aragon

Frôle - 2013

Installation

 

Depuis 2007, Emmanuel Aragon écrit des textes pour et dans des lieux. « Frôle » est une recherche sur la façon de s'adresser à l'autre : la vitrine y apparait comme espace intime, lieu de murmures, d'intuitions et de mémoires. Un texte est inscrit au blanc de Meudon et modifié chaque jours. Ainsi s'écrit une suite de variations d'adresses faite d'improvisations.

 

Site d'Emmanuel Aragon

Photographie d'un atelier de 
metallurgie où des ouvriers s'affairent autour de creusés de fonte qui 
servira à fabriquer des cymbales

27 septembre-19 octobre 2013

Pièce unique #4

Bruce Milpied

Chant du Bosphore

Photographie, 120x80 cm

 

« Chant du Bosphore » est un fragment de la série documentaire réalisée par Bruce Milpied au cours d'une résidence à Istanbul durant l'hiver 2013. Journaliste de formation, Bruce Milpied est photographe depuis 2001, travaille pour la presse, l'édition et expose. Son travail s'articule essentiellement autour de la musique jazz et du monde ouvrier. Il est aussi l'initiateur de l'association « C dans la boite ».

 

Site de Bruce Milpied

Sculplture en acier tressé de Xavier Reche

10 mai-1 juin 2013

Pièce unique #3

Xavier Rèche

Corps flottant (Résille5)

Fil d'inox, 250 x 45 x 45 cm.

 

« De frêles structures en métal composées de modules articulés, projetées dans l'espace, pendues, déposées, enfouies — en filigrane dans l'épaisseur du paysage ou déployées dans la lumière abstraite d'un lieu d'exposition. Des objets aux limites discrètes et mobiles, aptes à se lier et à s'adapter à d'autres objets, en suspension dans la solution du regard. Cette mise en espace procède d'une exploration des alentours : repérer les continuités et les ruptures d'un lieu, en suivre le dessin, en moduler la composition par des prolongements personnels graphiques à dimensions multiples. » Xavier Rèche

Né en 1966, Xavier Rèche vit et travaille à Bordeaux et dans le Tarn-et-Garonne. Après des études d'histoire de l'art et d'arts plastiques (maîtrise d'esthétique), il expose à la galerie Lise et Henri de Menthon (Paris) et à la Galerie « Arrêt sur l'image » (Bordeaux). Ses Œuvres sont visibles dans les fonds artothèques du Conseil Général de la Gironde et de Pessac.

 

Site de Xavier Rèche

Tableau d'Emmanuelle Leblanc représentant un homme dans la couleur

12 avril-4 mai 2012

Pièce unique #2

Emmanuelle Leblanc

Buttercup, 2011

Huile sur toile

Photo E. Leblanc

 

Pour Emmanuelle Leblanc, la peinture reste le moyen le plus cohérent de prendre le temps de restituer le vif, de toucher la mémoire des temps courts, rapporter l'éclat des espaces éteints. Paradoxal en somme, compréhensible en différence. Formellement, il y a toujours cet imaginaire porté par certaines formes du passé, cette recherche de la mesure, de la proportion, de l'harmonie et du juste ton. Dans le fond, pour autant, rien n'est attendu. Tout doit s'attendre.

Emmanuelle Leblanc est née à Pithiviers en 1977. Elle vit et travaille actuellement en Aquitaine. Elle est diplomée en 1999 d'une maîtrise d'arts plastiques et en 2001 d'un diplôme d'études supérieures spécialisées en arts appliqués orienté vers l'étude de la couleur. Elle débute en 2002 une brève carrière de coloriste pour décider, peu après ses premières expositions, de s'engager dans une recherche picturale plus exclusive ; une recherche avant tout esthétique.

 

Site d'Emmanuelle Leblanc

Robe en tampon Jex élaborée par Christine Peyrissac

8-30 mars 2012

Pièce unique #1

Christine Peyrissac

La robe du soir ou le produit d'exception, 2009

Tampons d'acier inoxydable

Journée de la femme, 8 mars 2013

 

Christine Peyrissac travaille dans un champ narratif, cultivant l'étrangeté, souvent dans un esprit de dérision. Sa production prend des formes variées : sculptures, images fixes et animées, fragments de textes sont intégrés dans des dispositifs qui soulignent l'importance de la relation de l'œuvre à son contexte, le lieu et ses conditions de présentation participant à son appréhension.

Née à Bordeaux en 1967, Christine Peyrissac, juriste de formation, s'engage dès 2005, dans un processus de création intégrant expérimentation et apprentissage au sein de l'École des Beaux-Arts de Bordeaux, puis de l'université Bordeaux III. Ayant commencé à exposer, elle décide en janvier 2012 d'ouvrir Rezdechaussée, convaincue qu'un travail artistique se nourrit de rencontre et d'échange.


Vidéo d'un homme regardant la caméra projetée sur une vitrine

9-12 décembre 2010

Stéphane Abboud

L'autre, 2010

Installation vidéo

Photo S. Abboud

 

Regarder et être regardé : le film de Stéphane Abboud envisage l'altérité comme révélateur de notre identité. Fixées sur la poussière du verre accumulée depuis des années, les images présentées par le cinéaste interpellent, fascinent, irritent. Elles questionnent notre relation à l'autre et plus généralement la portée de l'œuvre artistique dans l'espace public. L'image garde ici toute sa place de médiatrice.

Né en 1976, Stéphane Abboud est cinéaste d'origine libanaise. Il vit et travaille entre Bordeaux et Madrid, enseigne la vidéo à l'Université Michel Montaigne Bordeaux III.